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Les chiffres de l'obésité les statistiques du Canada

Situation en 2004-2005

Selon les données publiées par Statistique Canada pour l’an 2005, le pourcentage de Canadiens entrant dans la catégorie des obèses (IMC supérieur à 30 kg/m2) a presque doublé entre 1978 et 2005, passant de 13,8% à 24,3% de la population d'adultes, soit 1 personne sur 4. (tableau 1) Le nombre de Canadiens obèses âgés de 18 ans et plus s'établit à environ 5,5 millions en 2005. 36 pour cent étaient considérés comme ayant un excédent de poids; 39% avaient un poids acceptable. Les personnes de poids insuffisant représentent 2% de la population.

Au Québec, la proportion de personnes obèses était de 22% en 2004. Bien que la moyenne québécoise soit encore inférieure à la moyenne nationale, elle la rattrape rapidement. Les régions les moins touchées sont celles de Montréal et de Québec, tandis que l’Abitibi-Témiscamingue, l'Outaouais et la Gaspésie sont les régions les plus affectées. La Colombie-Britannique est la seule autre province canadienne qui enregistre des taux d’obésité plus bas que ceux du Québec.

La hausse observée aux États-Unis est toutefois nettement plus importante que celle observée au Canada au cours de la dernière décennie. Les statistiques américaines indiquent, selon des outils de mesures similaires à ceux employés au Canada, que 30% de la population adulte de 18 ans et plus était considérée obèse en 2004.

Le taux de personnes obèses augmente avec l'âge, passant de 11 % parmi les personnes de 20 à 24 ans à 29,7% parmi les personnes de 45 à 64 ans. La hausse la plus importante est imputée aux hommes de 45 à 54 ans.

La progression de l’obésité la plus fulgurante se retrouve parmi les obèses morbides, soient les personnes ayant un IMC de plus de 40. L’augmentation a triplé au cours des vingt-cinq dernières années, passant, de 0,9% en 1978 à plus de 2,7% en l’an 2004. Au Canada, le taux d’obésité morbide atteignait 2,7% en 2004. Fait à remarquer, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes parmi les obèses morbides (classe III).(tableau 2)

Cette inquiétante tendance concerne également les enfants. Dans la population canadienne en général, plus d'un quart des enfants souffrent d'une surcharge pondérale.

Tableau 1. Prévalence de l’obésité au Canada entre 1978 et 2005 (valeurs mesurées)
Canada, 1978-2005 (18 ans +) 1978 2004 2005
Surpoids total IMC = 25+ 49 59 59
Embonpoint IMC = 25-29,99 35 36 35
Obésité IMC = 30+ 14 23 24
Obésité Classe I IMC = 30-34,9 10,5 15 17
Obésité Classe II IMC = 35-39,9 2,3 5,1 4,8
Obésité Classe III IMC = 40+ (morbide)< 0,9 2,7 2,1

Tableau 2. Prévalence de l’obésité au Canada en fonction du sexe en 2004 (valeurs mesurées) Source des données : Enquête de 2004 sur la santé dans les collectivités canadiennes : Nutrition.
Canada, 2004 (18 ans +)
Statistique Canada
Hommes % Femmes % Total %
Surpoids Total IMC>25+ 65 53 59
Embonpoint IMC = 25-29,99 42 30 36
Obésité IMC>30 23 23 23
Obésité de classe I 16,5 14 15
Obésité de classe II 4,8 5,5 5,1
Obésité de classe III (obésité massive IMC>40) 1,6 3,8 2,7

Limitations

Plusieurs procédures méthodologiques apportent des biais qui limitent leur interprétation. Ainsi, le critère d’embonpoint au Québec et au Canada a longtemps été un IMC de 27. Il faut donc faire preuve de prudence lorsque vous interprétez les résultats d’études Enquêtes sociales et de santé du Québec réalisées avant l’an 2000. Ensuite, de nombreuses études, dont celles de Statistique Canada, utilisaient avant les études de 2004 des valeurs de poids et de taille rapportées par questionnaire plutôt que mesurées précisément. Les gens ont tendance à minimiser leur poids corporel et surestimer leur grandeur, amenant une sous-estimation de l’IMC et donc de la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité. C’est d’ailleurs ce qui explique l’écart de prévalence entre l'étude de 2003 et celle de 2004 de Statistique Canada.

De manière générale, l’utilisation d’une même méthode permet à tout le moins de suivre la tendance évolutive dans le temps, sans que ces données soient nécessairement exactes, rendant ainsi périlleuse la comparaison entre des études utilisant des méthodes différentes.




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